Fédération de l'Eure pour la pêche et la protection du milieu aquatique

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Actualités | 25/11/2016
Restauration de la continuité écologique sur la rivière Véronne

 

 

Qu'est ce que la continuité écologique?

Restaurer la continuité écologique des cours d’eau » consiste à rétablir la libre circulation des poissons et des sédiments au niveau d’ouvrages qui représentent des obstacles infranchissables. Il s’agit également de permettre la connexion entre la rivière et les zones humides annexes, propices à la reproduction des populations piscicoles.

 

 

La vidéo des travaux :

 

 

Les missions de la Fédération

La Fédération de l’Eure pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique se mobilise et s’investit quotidiennement pour accompagner les différents projets en défendant de multiples intérêts, notamment la pêche de loisir et la qualité de nos milieux aquatiques. L’une de ses missions statutaires est d’ailleurs la réalisation d’actions de restauration et de préservation du milieu.

La Fédération Départementale pour la Pêche et la Protection du Milieu Aquatique de l’Eure (FDAAPPMA 27) s’investit donc pour la restauration de la continuité écologique des cours d’eau à forts enjeux. De par sa proximité avec la mer et ses caractéristiques physiques, le bassin de la Risle constitue un enjeu majeur en termes d’espèces piscicoles migratrices. C’est donc tout naturellement que la Fédération de Pêche de l’Eure a souhaité s’investir et porter une étude ainsi que les travaux de suppression du seuil de l’ancien moulin de Bigards, ouvrage situé de la Véronne, affluent de la Risle, et classé en liste 2.

Les espèces cibles, ou espèces représentatives de la Véronne, sont : le saumon, la truite de mer, la truite fario, l’anguille et la lamproie fluviatile.

 illustration poissons cibles

 

 

Le seuil du moulin de Bigards

Situé sur la Commune de Campigny, c'est un ouvrage fixe de 13 de large en travers de la rivière Véronne. Il présente une hauteur de chute de 66cm. Ces caractéristiques en font un ouvrage infranchissable pour l’ensemble des espèces cibles.illustration

 Le moulin de Bigards n’existe plus aujourd’hui. On le devine simplement grâce à la délimitation des parcelles cadastrales. Le seuil du moulin n’a donc plus d’usage.

 Du fait de l’impact de l’ouvrage et de l’absence d’usage la Fédération de Pêche de l’Eure a souhaité s’investir et porter une étude afin d’étudier les possibilités de suppression du seuil de l’ancien moulin de Bigards, situé sur la partie médiane de la Véronne.

Plusieurs scénarios ont été étudiés. En accord avec le propriétaire, il a été choisi d’araser, c’est-à-dire d’abaisser le seuil partiellement jusqu’à une cote qui permet la libre circulation des espèces cibles et des sédiments, sur une largeur de 5m. Des vestiges en rive gauche, témoins de l’histoire du site, ont été conservés comme souhaité par le propriétaire.

 

Les travaux

travaux RCELes travaux ont été réalisés entre le 21 et 24 octobre 2016. Il était nécessaire de réaliser les travaux avant le 1er novembre. Les débits du cours d’eau, à l’étiage en cette période de l’année, permettent d’optimiser le déroulement de chantier et de limiter les perturbations du cours d’eau.

Le seuil, constitué de silex liés à la chaux et recouvert de briques a été supprimé grâce à une mini pelle. Les silex ont été répartis en aval du seuil afin qu’ils soient remobilisés par la Véronne. Les briques ont quant à elles été exportées car ne présentent pas d’intérêt pour le cours d’eau.

 

 

 

Désormais franchissable, cet ouvrage est considéré comme conforme à la réglementation actuelle s’appliquant aux obstacles à l’écoulement. Il est temps de laisser la nature reprendre ses droits le temps d’un hiver.

 

 

 suiviUn suivi sera réalisé par la fédération de pêche à l’automne 2017 afin de constater l’évolution du tracé de la Véronne afin d’obtenir un retour d’expérience sur les travaux.

La restauration de la continuité écologique est plus que jamais un enjeu majeur dans la reconquête de nos cours d’eau. De nouveaux projets d’aménagements d’ouvrages sont d’ailleurs en cours sur la Véronne et devraient permettre de rendre cet affluent accessible à l’ensemble des espèces migratrices. Pour rappel, la Véronne possède un potentiel important, notamment en termes de production de truites de mer. L’absence d’obstacles sur la Véronne permettra, à terme, aux espèces piscicoles de circuler librement afin d’accomplir leur cycle de vie : se reproduire, s’alimenter et croitre.  Plus généralement, l’aménagement d’ouvrages participe à la reconquête de nos rivières, élément indispensable au loisir pêche.